Questions - réponses

Qu’est ce que la surveillance épidémiologique des risques professionnels ?
Pourquoi une cohorte épidémiologique ?
A quoi sert une phase pilote ?
A quoi sert l'enquête par entretien auprès de personnes non participantes ?


Qu’est ce que la surveillance épidémiologique des risques professionnels ?

Les facteurs professionnels pèsent largement sur la santé des populations. Les maladies d’origine professionnelle sont nombreuses et diverses : cancers, troubles de l’audition, affections respiratoires, affections articulaires et troubles musculo-squelettiques, troubles psychologiques et dépressifs, troubles dermatologiques et allergiques, asthmes professionnels, troubles de la reproduction, maladies cardio-vasculaires, etc. De fait, pratiquement l’ensemble des maladies, somatiques et/ou psychiques, est potentiellement concerné par des facteurs de risque d’origine professionnelle.
La surveillance épidémiologique des risques professionnels peut être définie comme le suivi et l’analyse épidémiologique systématiques et permanents d’un problème de santé et de ses déterminants à l’échelle d’une population, afin de les contrôler par des interventions au niveau collectif et d’identifier des phénomènes inconnus en termes d’effets ou de déterminants.
Les phénomènes pris en compte dans les programmes de surveillance doivent être des pathologies identifiées comme ayant une composante professionnelle importante et des facteurs de risques professionnels dont les effets sont connus. Le choix des données à recueillir dans les programmes de surveillance épidémiologique et les modalités du recueil doivent également permettre d’identifier des problèmes non connus (fonction de « veille »).
Le programme Coset permettra d’utiliser les données de plusieurs cohortes prospectives (cohorte Constances (Inserm), cohortes DST) « multirisques », de très vastes dimensions, diversifiées en termes de problèmes de santé, de recrutement et de secteurs d’activité économique.


Pourquoi une cohorte épidémiologique ?

La cohorte épidémiologique est un type d’enquête dont le principe est le suivi dans le temps, à l’échelle individuelle, d’un groupe de sujets. Les avantages principaux des cohortes sont la possibilité d’analyses épidémiologiques permettant de tenir compte au mieux de phénomènes liés au temps. Le caractère prospectif des cohortes permet de planifier le recueil de données concernant les expositions à des facteurs de risque nombreux et de prendre en compte des problèmes de santé très divers appréhendés en termes de morbidité, voire d’états précliniques, et de mortalité. Les cohortes constituent des outils indispensables si on veut avoir une image évolutive de la réalité des risques professionnels à l’échelle de la population.


A quoi sert une phase pilote ?

Avant de lancer l’étude Coset-MSA à l’échelon national, une phase pilote a été réalisée. Il s'agit d'une phase préparatoire avant le lancement à grande échelle d’une enquête. C’est une étape primordiale dans la mise en place d’une étude, qui permet de tester les procédures envisagées et de les réajuster au besoin. Elle permettra donc d’être plus efficace et moins onéreuse lors de l’extension nationale. Les participants à l'étude pilote seront suivis dans le cadre de la cohorte à l'échelle nationale.

J’ai reçu un questionnaire :
Dans le courrier, il y a écrit « actifs du monde agricole » mais je ne travaille plus depuis plusieurs mois/semaines (retraite, chômage …). Suis-je concerné par cette étude ?
Vous avez été tiré au sort car vous avez cotisé en retraite au moins 90 jours (en cumulé) au cours de l’année 2008 : même si votre situation a changé et que vous êtes maintenant retraité, au chômage ou que vous avez arrêté de travailler pour une autre raison, vous pouvez participer à l’étude Coset-MSA.

Dans le courrier, il y a écrit « actifs du monde agricole » mais je suis conjoint-collaborateur et je ne travaille pas sur l’exploitation. Suis-je concerné par cette étude ?
Le programme Coset concerne l’ensemble des situations de travail et pas seulement les travailleurs agricoles à proprement parler. Vous êtes donc concerné par l’étude Coset-MSA et vous pouvez donc participer.

Dans le courrier, il est précisé que ne sont concernées que les personnes de 18 à 65 ans ; or j’ai plus de 65 ans. Puis-je quand même participer ?
Vous aviez entre 18 et 65 ans lorsque nous avons réalisé le tirage au sort. Vous êtes donc concerné par l’étude Coset-MSA et vous pouvez donc participer.

Je suis affilié(e) à la MSA mais je ne suis pas « agriculteur » (emploi de bureau par exemple). Dois-je remplir le questionnaire ?
Le programme Coset concerne l’ensemble des situations de travail et pas seulement les travailleurs agricoles à proprement parler. Vous êtes donc concerné par l’étude Coset-MSA et vous pouvez donc participer.

J’ai changé de caisse ou je ne suis plus à la MSA, puis-je quand même participer ?
OUI, il est prévu de suivre les participants même en cas de changement de caisse ou régime d’affiliation.

Mon conjoint a reçu un questionnaire mais ne souhaite pas le remplir, puis-je être suivi(e) à sa place ?
NON, ce questionnaire est strictement personnel. Votre conjoint a été tiré au sort afin de représenter sa catégorie professionnelle au sein d’un groupe d’environ 30 000 actifs du monde agricole. Le tirage au sort a été réalisé afin de représenter les différentes catégories socioprofessionnelles de la manière la plus proche de la réalité que possible. Vous ne pouvez donc pas être suivi(e) à sa place.

Dois-je remplir les questions pour lesquelles je ne me sens pas concerné(e) ?
OUI. Toutes les réponses sont importantes.
Pour connaître la proportion de personnes concernées par une maladie ou une exposition professionnelle, il est nécessaire de connaître à la fois le nombre de personnes concernées et le nombre de personnes non concernées.

Je ne souhaite pas remplir certaines parties du questionnaire ?
Pour le bon déroulement de l’étude, il est important de renseigner un maximum d’informations dans le questionnaire. Nous vous rappelons que toutes les réponses seront traitées de manière confidentielle, c'est-à-dire sans connaître votre identité.
Vous restez cependant libre de ne pas répondre à certaines questions. Merci de renseigner le reste du questionnaire et de le renvoyer dans l’enveloppe T fournie.

Combien de temps me faudra t-il pour remplir le questionnaire ?
Entre 30 et 45 minutes.
Vous avez reçu une notice explicative pour vous aider. N’hésitez pas à nous recontacter si vous rencontrez des difficultés pour remplir le questionnaire.

Je ne connais pas le nom de certaines maladies indiquées dans le questionnaire, de quoi s’agit-il ?
Cette partie du questionnaire concerne les pathologies pour lesquelles votre médecin a fait un diagnostic. Si vous ne connaissez pas le terme, vous pouvez considérer que vous n’êtes pas concerné.

Je ne me souviens plus précisément des dates ou des périodes ?
Si vous ne vous souvenez pas d’une date (ou d’une période), il est préférable de mettre une date (ou un période) approximative.
Pour le bon déroulement de l’étude, il est important de renseigner un maximum d’informations dans le questionnaire.

J’ai une double nationalité, que dois-je mettre à la question Q4 ?
Si vous disposez de la nationalité française parmi les deux, cochez le cas échéant la case « français de naissance » ou « français par acquisition ». selon votre cas

Je vis en couple sans être marié ou pacsé, que dois-je répondre aux questions F2 et F3 ?
Pour F2 : vous devez cocher la case « célibataire ».
Pour F3 : votre conjoint est la personne avec laquelle vous êtes en couple, que vous soyez marié, pacsé ou non.

Je suis exploitant agricole, artisan, commerçant ou profession libérale. Je n’exerce donc pas une activité rémunérée par un employeur mais elle me procure un revenu. Que dois-je répondre à la question H2 page 15 ?
Vous devez répondre « OUI » à cette question.


A quoi sert l'enquête par entretien auprès de personnes non participantes ?

Afin que cette étude prenne en compte toutes les situations, il est essentiel de recueillir un minimum d’information parmi les personnes n’ayant pas participé à l’enquête initiale. C’est pourquoi certains non-répondants au questionnaire initial seront recontactés entre novembre et décembre 2010 pour un court entretien d’une dizaine de minutes. Les données recueillies dans le cadre de cette étude permettront de mieux cerner les différences entre répondants et non-répondants et de tenir compte également la situation des personnes qui n'ont pas répondu.

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Mise en ligne le 5 janvier 2011

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